Conseil municipal du 13/03/17. Intervention de Marie-Hélène Roux sur le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal – PADD

Tout d’abord, nous tenons à remercier les professionnels territoriaux pour le travail fourni puisqu’en effet, comme vous l’avez souligné, le champ du P.L.U. est extrêmement large (commerces, transports, culture, développement durable, logement social, etc.).

On a malgré tout le sentiment, pour un dossier de cette importance, qui nous engage pour une quinzaine d’années, qu’il existe un problème de temporalité. Les objectifs sont louables et partagés : rendre la Métropole rayonnante et dynamique, garantir les équilibres et les solidarités, créer un environnement de qualité et de proximité pour tous.

Cependant, il existe un certain nombre de contradictions entre les objectifs énoncés et certaines actions retenues. Nous apprécions la volonté d’un rééquilibrage du logement social sur le territoire métropolitain. Notre groupe a toujours décrié la saturation de logement social, voire très social, au niveau de la ville centre.

Quant aux transports, où il est dit de renforcer le maillage routier métropolitain, le défaut de consensus de votre majorité sur le contournement Est le renvoie en 2024, ce qui aura pour conséquence, pour encore quelques années, d’asphyxier et donc d’augmenter la pollution sur ROUEN.

Quant à la nouvelle gare, elle est non seulement repoussée aux calendes grecques, mais on peut s’interroger sur la réelle volonté de l’Etat de porter ce projet.

Sur le projet T4, même s’il s’inscrit dans une volonté d’un maillage territorial qui pourrait avoir du sens, nous redisons que, sur sa portion Boulevard des Belges – Boulingrin, il fait doublon et montre un manque de cohérence du tracé. Le retard pris ne permettra pas sa réalisation pour l’Armada 2019, ce qui est très dommageable.

Quant au stationnement et à la politique qui consiste, comme il est dit en page 6, à « apaiser la circulation automobile dans les centres-villes en coordonnant les stratégies de stationnement », on s’aperçoit aujourd’hui qu’il y a saturation des parkings relais sous-dimensionnés. Il faut donc trouver des solutions, mais rien n’est évoqué dans le document.

Concernant l’économie et la vocation portuaire à conforter, n’y a-t-il pas une contradiction par rapport au positionnement adopté sur le dossier du canal Seine Nord ? Le tourisme d’affaires : il est dit : « accueillir les équipements nécessaires à son développement ». N’est-ce pas également contradictoire avec la position prise pour la sauvegarde de l’aéroport de Boos et l’échec du Palais des Congrès porté par la Matmut ?

Le commerce et le développement de ce dernier, notamment en centre-ville : est-ce une déclaration d’intention plutôt qu’une réelle volonté, quand on voit une fois de plus les réelles conséquences des choix pris sur la portion T4 du Boulevard des Belges – Boulingrin et l’asphyxie que cela va engendrer ?

Le volet centralité qui stipule « organiser les centralités » : la ville centre a d’abord été délaissée dans les compensations liées aux transferts de charges. C’est vrai, M. le Maire, selon vous, on n’y comprend rien. Cependant, peut-être un peu grâce à nous, vous avez reconnu un peu tardivement que la compensation était insuffisante – et ROUEN est d’ailleurs en grande difficulté budgétaire et financière.

Sur le bâti, il convient, comme notre groupe l’a déjà évoqué, de concevoir sur le plan architectural une plus grande cohérence et homogénéité. La Seine est notre lien à tous. Il est stipulé : « réappropriation de la Seine ». Or, là encore, nous avons quelque retard : alors que Le Havre a déjà présélectionné ses projets dans le cadre de Réinventer la Seine, où en sont ceux de ROUEN ? Quant à l’Ile Lacroix qui symbolise si bien notre fleuve, alors qu’il y avait beaucoup d’éléments dans le programme municipal de 2008, rien n’a vraiment vu le jour.

Comment peut-on être opposé au fait de développer la nature en ville ?  Pour autant, dans le même temps, on abat des platanes sur la presqu’île Waddington, on abat des arbres au sein du square Verdrel. Certes, vous nous direz que c’est une politique globale pour la Ville.

Pour finir, nous soutenons la volonté de préservation des surfaces agricoles réaffirmée dans ce document. Enfin, nous nous interrogeons également sur Montville et Barentin, qui, à notre avis, devraient intégrer la Métropole pour une vraie gouvernance de territoire.

Marie-Hélène Roux

21

03 2017

Conseil municipal du 06/02/17. Intervention de Marie-Hélène Roux sur la motion d’EELV: « Pour une ville respirable »

On ne peut qu’être d’accord sur les méfaits de la pollution et la nécessité impérieuse de réduire les niveaux de pollution gazeux et particulaires dans l’air. Pour autant, nous souhaitons vous faire part de notre étonnement et ce, à double titre.

 En effet, depuis quelques années vous appartenez au gouvernement et il est tout à fait regrettable que vous n’ayez pas obtenu davantage de considération pour ces véritables problèmes de santé publique. Cela va même à l’encontre de vos souhaits. Je m’explique ; la seule mesure phare de Monsieur Macron, Ministre de l’économie, a consisté à mettre en place des bus low-cost diésel. Ces derniers n’ont fait que contribuer à l’augmentation de la production de particules fines.

Quant au niveau local, vous appartenez à la gouvernance municipale, il est donc étonnant que vous soyez si peu écoutés que vous deviez interpeller le Maire au travers d’une motion.

Quant à la santé des Rouennais et des habitants de la Métropole, j’ai une certaine appétence sur cette thématique en tant que professionnelle de santé et notamment depuis quelques mois comme manager d’un pôle de santé publique au CHU.  Notre CHU vient d’ailleurs d’obtenir le label « hôpital promoteur de santé. Un partenariat est en cours avec la Métropole pour réaliser des actions de prévention et de promotion de la santé.

Enfin, sur le sujet des transports publics, nous devons augmenter les véhicules propres et moins polluants. La chasse à la pollution automobile ne doit pas nous faire oublier la pollution industrielle même si cette dernière a diminué depuis quelques années.

Pour conclure et avant de voter cette motion, vous devez malgré tout vous interroger sur vos responsabilités à vous opposer depuis des années au contournement est. Dire que ce dernier ne ferait que majorer la pollution ne repose sur aucun argument scientifique. A l’inverse, si des véhicules de transit passent par Rouen alors qu’ils pourraient s’en dispenser, cela participe irrémédiablement à l’augmentation de la pollution atmosphérique.

Marie-Hélène Roux

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02 2017

Conseil municipal du 06/02/17. Motion d’urgence LR Rouen: « Complications sur la Ligne T4! »

Rouen. Conseil Municipal du 6 février 2017
Motion d’Urgence du groupe Les Républicains

Les choses se compliquent pour la future Ligne T4. Ce chantier à 88 millions d’euros pour un trajet de 8,5 kilomètres entre le Zénith et la gare, ne se passe pas du tout comme prévu.

En effet, sur le tracé, des cavités ont été découvertes qui impliqueront, de fait, un important retard pour les travaux de réalisation ainsi que, bien sûr, un surcoût considérable. On parle désormais d’une livraison en 2020. Déjà, la mise aux normes des réseaux GRDF donne une idée assez précise de l’avenir avec des bouchons monstres pour celles et ceux qui, quotidiennement, descendent des plateaux nord (Mont-Saint-Aignan ; Bois-Guillaume…).

Depuis 2014, alors qu’aucune concertation sérieuse n’aura été menée, notre groupe dénonce ce projet dogmatique (chasser l’automobiliste du centre-ville), coûteux et très risqué pour l’attractivité de Rouen. Nous avons souvent rappelé que ce type d’équipement aurait dû être étudié après la réalisation du Contournement Est. C’était juste une question de bon sens.

 

En raison de ces éléments nouveaux qui compromettent les indications prévisionnelles communiquées antérieurement au Conseil Municipal,

Le Conseil Municipal demande :

  • Que les élus de Rouen puissent disposer rapidement d’une information précise et actualisée sur ce dossier.
  • Que la Métropole organise une réunion d’information complète sur ces éléments nouveaux et leurs impacts sur le déroulé de ce chantier.

06

02 2017

Conseil municipal du 13/12/16. Motion d’urgence LR Rouen: « PALAIS DES CONGRES »

Rouen. Conseil Municipal du 13 décembre 2016
Motion d’Urgence du groupe Les Républicains

Le Palais des Congrès de Rouen, projet porté par la MATMUT, ne verra finalement pas le jour a annoncé le Président de ce groupe. Employant le conditionnel, Monsieur Havis a précisé que seuls le complexe hôtelier, restauration haut de gamme et spa, « pourraient » voir le jour.

Alors que Le Havre inaugure ces jours-ci un équipement semblable, Rouen attendra. C’est un coup porté à la montée en puissance de l’attractivité de notre territoire.

Le Président du groupe mutualiste met en avant le manque d’infrastructures pour justifier sa décision. Il n’a pas tort et, en même temps, ce n’est pas tout à fait une nouveauté… Certes, les changements de cap, par exemple ceux de la Métropole sur l’aéroport de Boos, ne sont pas de nature à rassurer nos partenaires économiques. Nous imaginons toutefois qu’un business plan avait été réalisé avant le lancement d’un tel projet. Personne n’ignore la difficulté de trouver un modèle économique viable dans ce domaine, pour un seul partenaire privé, d’où le nécessaire accompagnement des collectivités. Les bénéfices se mesurent autrement. Il était peut-être un peu naïf de croire que la MATMUT, déjà et toujours très impliquée ici, puisse supporter seule un projet de cette nature.

A l’annonce de cette mauvaise nouvelle, nous avons été surpris par le défaitisme des réactions de certains élus. Tout le monde regrette la décision, comprend et… C’est tout. Il nous paraît compliqué d’expliquer une impuissance assumée à agir, alors même que l’hôtel de la Métropole s’achève pour 30 millions d’euros, qu’il est question d’une passerelle à 15 millions d’euros,…

Bref, nous faisons le constat qu’un outil utile pour notre territoire (en compétition ouverte avec d’autres) est au point mort. Nous faisons le constat que ce dossier n’a pas été sécurisé. Peu importe, il n’est jamais trop tard si nous ne voulons pas que ce projet se termine en programme immobilier.

De ce fait, le Conseil Municipal réclame :

  • Que les élus de Rouen puissent avoir une information précise sur ce dossier.
  • Que la Métropole engage une démarche de concertation avec le groupe mutualiste afin d’étudier sa possible implication dans ce dossier.

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12 2016

Conseil municipal du 14/11/16. Motion d’urgence LR Rouen: « Soutien du commerce durant les travaux Cœur de Métropole »

Rouen. Conseil Municipal du 14 novembre 2016
Motion d’Urgence du groupe Les Républicains

 

Avec le réaménagement du Square Verdel, vient de commencer la première phase de Cœur de Métropole qui, comme vous le savez, prévoit la restructuration du centre-ville rive droite sur trois secteurs d’intervention, baptisés : quartier des musées ; Seine-Cathédrale et, enfin, Vieux-Marché. L’opération est d’envergure avec un budget estimé à 32,6 millions d’euros financé par la Métropole, la Région et le Département.

Nous réclamions de longue date une prise en compte de la dégradation du centre-ville aussi préjudiciable pour le cadre de vie des habitants que pour l’attrait touristique de Rouen. Nous avions alerté sur le retard très important pris par notre ville sur toutes les autres métropoles françaises. Un projet d’ampleur était donc urgent même s’il faut être conscient que celui-ci ne suffira pas et ne représente qu’une première étape de mise à niveau.

Une longue série de chantiers vont donc s’ouvrir et dont l’achèvement est prévu en juin 2019. Il est important de rappeler que les travaux de la T4 vont se dérouler quasiment sur la même période. La question de l’attractivité du centre-ville et singulièrement du commerce rouennais va donc se poser de façon aigue. En clair, le commerce va durablement souffrir. En clair, nous devons tout faire pour éviter un accident économique majeur.

Déjà des dysfonctionnements ont été constatés comme, par exemple, le défaut d’information des travaux rue des Carmes (Erdf ; gaz ; eau) au printemps ou, autre exemple, la phase 2 de la concertation de la Métropole dont le bilan n’a pas été publié alors même que les travaux du square Verdrel ont commencé. La Métropole a mis en place une « commission d’indemnisation des acteurs économiques » (séance du 15 décembre 2015) spécifique à la T4. Ce type de commission existe partout en France. Ce n’est donc pas une originalité ; ce qui l’est, par contre, c’est pour l’instant son silence. A notre connaissance, pour le projet Cœur de Métropole, une enveloppe financière, dont le montant change d’une semaine l’autre, serait débloquée pour les Unions Commerciales. Ce n’est évidemment pas à la hauteur des enjeux.

La Métropole doit donc, en urgence, se mobiliser pour anticiper les problèmes et étudier un plan d’action : communication, indemnisation, etc… Ce sujet doit être porté, également, par la CCI et la Chambre des Métiers, ainsi que l’Office du Commerce de Rouen.

De ce fait, le Conseil Municipal, réclame la création d’une commission temporaire d’indemnisation pour Cœur de Métropole et la formalisation d’un plan d’action, après concertation bien sûr, avec les différents acteurs évoqués ci-avant. 

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11 2016

Primaire de la Droite et du Centre. Les bureaux de vote à Rouen

primaire-carte-bureau-de-vote-rouen-imageCliquez sur l’image pour agrandir

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10 2016

Conseil municipal du 03/10/16. Motion d’urgence LR Rouen: « Boulingrin – CHU : sauvons la ligne T1 ! »

Rouen. Conseil Municipal du 3 octobre 2016
Motion d’Urgence du groupe Les Républicains

Lors de la construction du Métro, le terminus au Boulingrin était une erreur. Pourquoi ne pas relier le CHU à quelques centaines de mètres, favorisant ainsi un lien direct avec la gare ? Une obstination incompréhensible a fait capoter ce projet.

Quelques années plus tard, une autre solution a finalement été mise en œuvre : la ligne TEOR 1 reliait le terminus du Métro et le CHU. Des aménagements lourds, dont un parking, ont été réalisés place du Boulingrin permettant la création d’un pôle d’échange stratégique entre métro et TEOR, entre la place Saint-Marc et les plateaux Nord de Rouen.

Cet été, sans aucune concertation, le Président de la Métropole a décidé de supprimer cette liaison essentielle. Cette décision serait justifiée par la nécessité de renforcer les fréquences sur l’autre extrémité de la ligne, en direction de Mont-Saint-Aignan, afin de prendre en compte l’affluence devenue ingérable. Autant dire que les experts des transports en commun de la Métropole n’ont pas anticipé l’évolution des flux. En clair, on déshabille Paul pour habiller Jacques… Focalisés sur la très dogmatique ligne T4, dont l’objectif premier est de rééduquer les automobilistes, et qu’aucun usager ne réclame, la majorité métropolitaine en oublie l’essentiel : le service public.

Tant pis donc pour les 2.500 usagers dont celles et ceux qui vont au CHU, à la Clinique Saint-Hilaire ou au centre sportif Saint-Exupéry (dont le parking, comme vous le savez, est trop souvent saturé). Tant pis également pour les aménagements de Boulingrin réalisés à grands frais.

Face à cette nouvelle démonstration de l’arbitraire métropolitain qu’avez-vous dit Monsieur le Maire ? Hors micros, bien-sûr… Qu’avez-vous proposé ? A notre connaissance, rien. Le diktat du « qui finance, décide » a assez duré. L’Opposition peut être constructive, elle le sera toujours pour défendre les intérêts des Rouennaises et des Rouennais ; mais jamais quand nous avons la preuve, comme c’est le cas ici, qu’il y a, au mieux, renoncement.

De ce fait, le Conseil Municipal de Rouen demande à la Métropole Rouen Normandie de rétablir la section terminale de la ligne T1, entre le CHU et le Boulingrin.

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10 2016

Communiqué de presse. Prise d’otages à l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray

Rouen, le 26 juillet 2016

 

C’est avec stupeur et effroi que nous apprenons ce midi la prise d’otage tragique à l’église de Saint Etienne du Rouvray. Et c’est avec horreur que nous prenons connaissance de l’assassinat lâche et avec une barbarie indescriptible du père Jacques Hamel et l’attaque des paroissiens présents. L’horreur et la barbarie ont frappé notre agglomération et semblent avoir visé particulièrement la communauté chrétienne de notre territoire. L’incompréhension, la sidération mais aussi la révolte face à une telle lâcheté et une telle horreur, à moins de deux semaines des attentats de Nice, nous affectent au plus profond de nos cœurs et de nos âmes.

C’est avec une tristesse infinie que nous souhaitons faire part de notre plus profonde solidarité avec l’ensemble des stéphanais, à leurs élus, mais surtout aux proches des victimes et à l’ensemble de la communauté chrétienne de notre territoire ; qui semble avoir été, ce matin, la victime particulière de la haine et de la barbarie.

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07 2016

Conseil municipal du 11/07/16. Motion d’urgence LR Rouen: « Le Conservatoire, un outil de rayonnement et d’attractivité »

Rouen. Conseil Municipal du 11 juillet 2016
Motion d’Urgence du groupe Les Républicains

 

La Ville est en procès contre 17 familles ayant leurs enfants en Horaires Aménagés et contre l’Association des Parents d’Élèves et Amis du Conservatoire de Rouen, au sujet des décisions tarifaires.

Mais nous entendons surtout les usagers, les enseignants et les personnels techniques réclamer, avec une grogne de plus en plus affichée, une orientation de long terme sur le devenir de cet établissement communal. Ils nous réclament une vision : une ligne de pensée claire sur l’enseignement du Théâtre, de la Musique et de la Danse dans notre Ville. Ils font écho dans les médias, et au travers de leurs actions de contestation de leur incompréhension face à des décisions prises dans l’urgence, de manière univoque et dont les répercussions sont brutales, non seulement dans leurs conséquences financières, mais plus encore lorsque la Ville trace soudain une autre destinée aux enfants et aux jeunes qui se sont engagés avec passion dans des cycles longs et prometteurs. Car les parents nous alertent sur des décisions qui impactent désormais les choix pédagogiques et le fonctionnement de l’établissement.

Et puis, il y a ces jeunes qui habitent hors nos murs, que nous avons accueillis depuis que le Conservatoire affiche – non sans raison – son Rayonnement Régional et qui se sentent, en l’espace de quelques mois, poussés prématurément vers la sortie. Quel intérêt pour une Ville comme la nôtre de vider de son sens le Rayonnement Régional ? Pourquoi voudrions-nous assécher la réputation d’excellence de ce Conservatoire reconnue par les professionnels au-delà des frontières nationales ? Pourquoi ne pas avoir bâti depuis toutes ces années une politique limpide en faveur de l’enseignement artistique, quand on sait combien ces apprentissages développent les aptitudes et l’épanouissement des enfants, favorisent la sociabilisation et proposent le partage d’un bien commun ? Pourquoi aucune articulation forte entre les structures existantes aidées par la commune, Rive-Gauche ou sur les Hauts-de-Rouen, n’a-t-elle jamais été mise en place avec plus de talent et d’ambition en s’appuyant sur les forces et le savoir-faire de notre Conservatoire ?

C’est pourquoi nous proposons au vote la constitution d’une commission dès la rentrée prochaine. Ce groupe établira des logiques de long terme, dans un esprit de concertation avec les usagers, les équipes de direction, les enseignants qui le réclament. Ce groupe devra ainsi tenir compte de l’offre actuelle, de la pluralité des cursus et des objectifs pédagogiques visés mais également du futur cadre régional et des maillages territoriaux. Il aura pour mission de rédiger un projet concret, qui contribuera à la construction du rayonnement culturel de notre Ville, assurera l’avenir des usagers et des pratiques, et sera lisible par nos concitoyens. Bref, une politique.

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07 2016

Conseil municipal du 13/06/16. Motion d’urgence LR Rouen: « IL FAUT EN FINIR AVEC LA CASSE DE LA COMPÉTITIVITÉ DE LA FRANCE »

Rouen. Conseil Municipal du 13 juin 2016
Motion d’Urgence du groupe Les Républicains

Portée par Jean-François Bures

 

L’économie, l’attractivité et l’image de notre pays souffrent du combat de coqs que se livrent actuellement un syndicat bunkerisé derrière son dogme de lutte des classes et un gouvernement écrasé par son impopularité. Deux partis minoritaires qui espèrent par cette confrontation absurde retrouver un peu de légitimité auprès des leurs.

Les acteurs économiques de notre territoire s’alarment de cette situation. Ainsi, le Secrétariat de l’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) constatait récemment les conséquences dramatiques de ces mouvements sociaux avec une baisse du chiffre d’affaires qui oscille entre 25 et 30% depuis la mi-mai. Comme vous le savez, 85% des flux de marchandises transitent par les ports et 87% des conteneurs sont acheminés à leur destination finale par le transport routier. Or, les blocages, les tensions sur l’approvisionnement des stations-services ont pour effet que nombre de navires sont déroutés sur les grands ports du nord de l’Europe. Outre des conséquences économiques tragiques, cette situation fragilise l’Axe Seine, censé être au cœur des préoccupations des acteurs publics concernés. Ce secteur n’est pas le seul touché. Ainsi, l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie (UMIH) tirait également récemment la sonnette d’alarme, ce secteur subissant de plein fouet les problèmes d’approvisionnement et les annulations de réservations en cascades dues à l’inquiétude des étrangers face aux blocages et aux violences.

Comment peut-on privilégier aujourd’hui l’action violente à la concertation et au dialogue ? Des mouvements nés d’une minorité d’ultra, relayés par des branches qui ne sont en grève que pour défendre les intérêts de leur propre secteur : SNCF, Aiguilleurs du ciel et pilotes, transports publics… Et comme tout mouvement né d’une minorité, les positions sont radicalisées, violentes, arbitraires, manichéennes, jusqu’auboutistes…

Face à cela, le pouvoir est impuissant car illégitime et affaibli comme jamais dans notre histoire récente. Cette colère n’a qu’une excuse, elle est le fruit d’une trahison fondamentale. Le gouvernement n’a jamais évoqué le projet de Loi Travail sous cette forme dans son programme de 2012. Il fustigeait les outils constitutionnels, tel que le 49-3, comme anti-démocratique… Il louait la concertation, l’écoute, la démocratie de proximité… La responsabilité du gouvernement est grande dans ce chaos.

Reste que les 1.500 manifestants (6.000 selon les syndicats) du 2 juin dernier ne peuvent prétendre représenter les quelques 500.000 habitants de notre Métropole. Oui le droit de grève est une liberté fondamentale à laquelle nous sommes attachés. Oui le droit de travailler et la liberté de circulation des biens et des personnes sont des droits que nous défendons. Oui la bonne santé de l’économie et de ses acteurs est la clé contre le cancer qui ronge notre pays, le chômage.

A Rouen, les revendications nationales se doublent de revendications locales. Ainsi, à peine l’accord pour stopper la grève dans les cantines des écoles est-il trouvé que, déjà, celles-ci sont de nouveau en grève. Donc, cumulés, nous voici à 30j d’écoles sans cantines, de garderies aléatoires, d’activités périscolaires fluctuantes… mettant ainsi à rude épreuve des parents déjà très affectés par les blocages répétés de la ville.

Ajoutons à cela les grèves « en pointillé » de la TCAR.

Rappelons-nous également qu’il y a un an tout juste, les agents de notre ville étaient eux en grève dans le cadre des transferts de compétences à la Métropole.

Rouen est depuis trop longtemps englué dans des conflits larvés et nuisibles à son attractivité.

Conscient de ces enjeux pour la ville de Rouen et de l’intérêt du plus grand nombre, le conseil municipal condamne fermement tout acte dont l’intention est de briser le droit de travailler. Condamne les blocages généraux de la ville. Condamne avec la plus grande fermeté les actes de violences en centre-ville qui vont jusqu’à molester récemment une journaliste de notre presse locale.

Conscient de la nécessité impérieuse pour les acteurs économiques de retrouver rapidement les conditions nécessaires à l’exercice de leur activité, sous peine de dommages graves pour notre tissu économique, le conseil municipal demande un arrêt immédiat des grèves et réclame sans délais une concertation responsable.

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06 2016